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Kinétraces

Ouverture du séminaire Kinétraces intitulé : "La séance de cinéma : sémantique, pratiques, imaginaires".

Séance 4 : Les séances de cinéma "projetées" en littérature

Au programme :

• « Entrée des fantômes : la séance de cinéma dans le roman français contemporain » par Nadja Cohen – Chercheuse post-doctorale du FWO (fonds flamand de la recherche) en études littéraires, Université KU Leuven Les récits littéraires d’expériences spectatorielles sont presque aussi vieux que le cinéma lui-même. Par leur faculté d’évocation, de révélation et de cristallisation d’autres souvenirs et de fantasmes, les images de cinéma sont notamment un élément récurrent dans les autobiographies du xxe siècle, où elles prennent souvent une forme traumatique. Le cinéma s’étant en grande partie substitué à la littérature dans la culture commune, les références au cinéma foisonnent a fortiori dans la littérature contemporaine mais que reste-t-il plus spécifiquement des évocations littéraires de séances de cinéma, à une époque où le visionnage en salle est devenu une pratique minoritaire ? Je me propose de réfléchir avec vous à cette question à partir d’un corpus provisoirement limité à Tanguy Viel, Le Clézio, Éric Rondepierre, Hervé Guibert, Didier Blonde et Pierre Alféri.

• « Projection du film, projection de la mémoire : la séance de cinéma dans les textes autobiographiques de cinéastes ». par Philippe de Vita – Professeur en lettres modernes, Université d’Orléans La séance de cinéma est un lieu commun des textes autobiographiques de cinéastes, car ce motif permet de prendre position dans le récit qui retrace ou non une vocation. L’expérience de la séance est reconfigurée : le contexte, le film et sa réception sont restitués ensemble par le seul moyen du verbe. Surtout, sa signification est réinterprétée et approfondie par le cinéaste au moment de l’écriture. Comme le film se projetait sur l’écran, celui-ci use de sa mémoire sur le mode de la projection, dans la mesure où, à partir du manque de son enfance perdue, il rehausse la séance à la dimension du mythe. Cette communication s’appuiera sur les textes et témoignages de cinéastes très divers, de Jean Renoir à Krzysztof Kieślowski, de Yves Boisset à William Friedkin.

Informations pratiques :

Quand : Jeudi 26 avril, interventions de 18h à 20h, suivies d’un pot

 : Université Paris 7 (5 Rue Thomas Mann, 75013 Paris, M Bibliothèque) - Salle 682C (Bâtiment des Grands Moulins)

Entrée libre, ouverte à tous, sans réservation Plus d’informations par ici : https://www.facebook.com/events/578... https://seances.hypotheses.org/

Au plaisir de vous y retrouver nombreux, L’équipe de Kinétraces

Le séminaire Kinétraces 2018 "La séance de cinéma : sémantique, pratiques, imaginaires" revient en février avec deux interventions autour des dispositifs de la séance de la période muette — entre salle et écran.

Séance 3 : « Programmation et pédagogie : quels enjeux ? »

Mercredi 28 mars de 18 à 20h - Université Paris Diderot - Paris 75 Rue Thomas Mann, 75013, Paris - Salle 681C (Bâtiment des Grands Moulins)

Au programme :

• Léo Souillés-Debats - Maître de conférence en études cinématographiques, Université de Lorraine : « "Présentation-projection-discussion" : la séance de ciné-club ou quand la salle de classe rencontre celle du cinéma »

Fortement codifiées dès la Libération, les séances des ciné-clubs se composent traditionnellement d’une présentation réalisée par un animateur ou un invité (conférencier ou membre de l’équipe du film : réalisateur, acteur, technicien, etc.), de la projection du film préalablement introduit et d’un débat entre les adhérents du club dont la gestion est confiée à un animateur. Cette communication se propose de dresser un historique de ce schéma directeur de l’entre-deux guerres où il prend naissance jusqu’à la fin du XXe siècle afin d’analyser ce point de jonction entre un mode d’exploitation du cinéma (la salle et la séance) et une certaine posture pédagogique, fruit de la rencontre entre les réseaux d’éducation populaire et ceux d’une certaine avant-garde cinéphile née durant l’entre-deux-guerres.

• Anne Gourdet-Mares - Responsable des appareils et ateliers à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé : « Pédagogie et didactique du cinéma aujourd’hui : retour d’expérience ».

Depuis 30 ans, l’éducation à l’image a pris une importance cruciale auprès du jeune public. Face à la banalisation des images animées et à une cinéphilie en perte de vitesse, les institutions et salles de cinéma ont multiplié les initiatives pédagogiques pour transmettre aux jeunes générations une culture cinéphilique indispensable à la compréhension des images d’aujourd’hui, mais également pour leur réapprendre à apprécier les films en salle. Riche d’une expérience diversifiée et éclectique, les propositions d’Anne Gourdet-Marès sur l’enseignement du cinéma par le cinéma ont évolué au fil des mutations technologiques, renouvelant sans cesse les approches didactiques auprès du jeune public. Elle présentera les différents ateliers qu’elle a mis en place, ainsi que son retour d’expérience.

Séance suivie d’un pot. Entrée libre sans réservation.

Pour plus d’informations : https://www.facebook.com/events/201... https://seances.hypotheses.org/

Au plaisir de vous y retrouver, L’équipe de Kinétraces

Jeudi 22 février Université Paris 7 (5 Rue Thomas Mann, 75013 Paris, M Bibliothèque) Salle 682C (Bâtiment des Grands Moulins)

Au programme : • Ferdinando Gizzi – Docteur en Histoire des Arts et du Spectacle, Université de Florence. Chargé des acquisitions en langue italienne au département du Développement des collections de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) « La séance de projection lumineuse à caractère pédagogique/religieux selon le Fascinateur (période 1903-1914) : un essai de reconstruction ».

• Marion Polirsztok – Chercheuse post-doctorale en études cinématographiques et audiovisuelles – Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 « Entre la scène et l’écran : atmosphère et imaginaire du Prologue dans la séance de cinéma aux Etats-Unis dans les années 1920 ». Pour plus de détails consultez notre carnet hypothèses : https://seances.hypotheses.org/ Ou rejoignez notre évènement : https://www.facebook.com/events/320...

Interventions de 18h à 20h Suivies d’un pot Entrée libre, ouverte à tous, sans réservation

Lundi 29 janvier de 18 à 20h Université Paris 7 (5 Rue Thomas Mann, 75013 Paris) Salle 682C (Bâtiment des Grands Moulins)

Au programme :
- une introduction par les porteurs du projet

- suivie d’une intervention de Mireille Berton Maître d’enseignement et de recherche Section d’histoire et esthétique du cinéma Faculté des Lettres, Université de Lausanne, qui portera sur :

« Le spectateur distrait : les femmes dans les salles de cinéma au début du vingtième siècle ».

« Cette intervention propose d’analyser la manière dont la présence des spectatrices a été appréhendée dans les années 1910 et 1920, de sorte à mettre en évidence la prédominance de discours portant sur la visibilité des femmes dans des espaces publics jusque-là dominés par les hommes. Qu’il s’agisse de déplorer les cris des bébés qui accompagnent leur mère, de critiquer les chapeaux volumineux qui cachent l’écran ou de se plaindre de leurs épanchements sonores, les femmes sont considérées comme une entrave au rituel cinématographique. Aux côtés des discours sur les désagréments causés par leurs excès physiques et psychologiques, il en est un autre qui s’est développé sous différentes facettes : celui sur l’attraction que représente le corps de la spectatrice, laquelle est en droit de visiter les vues animées sans forcément être escortée par un homme. La spectatrice apparaît alors comme un objet de regard et de désir, au même titre que le film concentre l’attention du public – cette concurrence mettant en évidence l’association implicite entre la femme et les pouvoirs suggestifs des images mouvantes (...) »

Entrée libre et ouverte à tous.

Lien vers l’évènement : https://www.facebook.com/events/194... Découvrez le programme complet du séminaire : https://seances.hypotheses.org/

Un cycle soutenu par la Maison de la recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 ; l’Université Paris Diderot - Paris 7 (CERILAC, axe EMOI) et le laboratoire ESTCA de l’Université Paris 8.

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