Semestre 2

, par Ingrid Pichon

SEMESTRE 2

Tronc commun obligatoire : 12 ECTS 

  •  Politique et économie de la culture, Marion Chenetier-Alev

Après quelques séances introductives, qui permettront de définir la situation de la culture dans l’actuel contexte idéologique et social, et dans son rapport avec les arts, seront proposées des rencontres avec des lieux et des directeurs de structures des différentes disciplines du spectacle et de l’histoire de l’art (Opéra de Paris, Fondation Pathé, T2G Théâtre de Gennevilliers, MAMAC de Nice), pour en examiner le fonctionnement artistique, institutionnel, politique et économique.
JEUDI, 10H-13H, SALLE WEIL. PREMIERE SEANCE : 30 JANVIER 2020.

30 janvier : Emmanuel Wallon. 10h-13h, INHA
(Salle 528 au 5e étage de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). Entrée par la galerie Colbert, donnant sur le 2 Vivienne ou sur le 6 rue des Petits-Champs.
6 février : Emmanuel Wallon. 10h-13h, INHA
13 février : Nadeije Laneyrie-Dagen. 10h-13h, salle Weil.
27 février : Fondation Pathé. 10h-13h, 73 avenue des Gobelins 75013.
5 mars : Frédéric Maurin, directeur de L’Hectare à Vendôme. Scène conventionnée et Pôle régional pour les arts de la marionnette et le théâtre d’objet. 10h-13h, salle Weil.
12 mars  : Opéra Bastille. 10h-13h, 120 rue de Lyon 75012 PARIS.
19 mars : Marc Jeancourt, directeur du Théâtre Firmin Gémier/ Espace cirque Antony. 10h-13h, salle Weil.
2 avril : Centre National de la Danse, Pantin. 10h-13h
Validation : Mini-mémoire (étude de cas).

 

  • Atelier de recherche-création, Assia Piqueras, réalisatrice

Il s’agira, à partir du visionnement de quelques films, de réaliser un court métrage sur une œuvre ou un artiste. L’atelier réfléchira à la manière dont le documentaire sur l’art, absorbé par l’œuvre d’un artiste ou par l’artiste lui-même, peut aussi distraire son regard pour mieux se rendre attentif à ce qui fomente, prolonge, contredit, déborde, fait dériver l’acte ou l’objet de la création. L’atelier permettrait d’expérimenter des situations filmiques et des choix esthétiques différents, de l’ordre du collage ou du décollement, du soulignement ou de l’effacement, de la patience ou du trait.

 

  • Préparation du mémoire de recherche

Sous la responsabilité de chacun des directeurs de recherche.

 

  • Cours de langue vivante

A choisir au sein de l’offre d’ECLA, ou parmi les cours du département Littératures dispensés en langue étrangère

 

  • Journées du DHTA

L’art en prison / l’art et la prison
Une initiative engageant l’ensemble des enseignants du DHTA.
Contact : Hélève Ollivier, chargée de mission sur ces Journées. heleneollivier@free.fr et Marion Chénetier-Alev marion.chenetier-alev@ens.fr

26, 27, 28 mars 2020

Les Journées Arts et prison mobilisent les différentes disciplines du DHTA : arts plastiques – et architecture ; cinéma – ou radio - et documentaire ; théâtre ; musique. Elles se composent de conférences, tables rondes, mais aussi de spectacles (théâtre, avec l’accueil d’un spectacle conçu et joué par des personnes détenues), projections, accrochages d’œuvres. Les réalisateurs, metteurs en scène, artistes, y ont la parole autant que les théoriciens.
Validation : assistance aux journées et rédaction d’un mini-mémoire (compte rendu de séance élargi à une réflexion personnelle, compte-rendu de lecture, travail sur une thématique précise abordée ou non lors des journées).

 

 

Enseignements disciplinaires : 12 ECTS

 

 2 séminaires à choisir parmi les propositions suivantes :

  •  Le cinéma est mort ! Vive le cinéma !, Antoine de Baecque

AU SEMESTRE 2, le cours aura lieu LES JEUDIS DE 10h30 à 12h30. PREMIERE SEANCE : JEUDI 30 JANVIER en salle Théodule RIBOT (29, rue d’Ulm).
Les 6, 13 février : salle Lettres 1 et 2 (espace recherche, 2ème étage escalier B), 27 février  : salle Histoire, (pas cours le 20 février), les 5, 12, 19 mars : salle Histoire, 26 mars : salle Lettres 1 et 2 (espace recherche, 2ème étage escalier B), le 2 avril : salle Histoire, les 9 et 16 avril  : salle Théodule Ribot (29, rue d’Ulm).
Les 23 et 30 avril : salle ASSIA DJEBAR (29 rue d’Ulm), Les 7, 14 et 21 mai : salle Paul Langevin (29, rue d’Ulm)
Le 28 mai : salle Paul Langevin (29, rue d’Ulm)

« FIN DE CINEMA », promettait Jean-Luc Godard dans un intertitre-slogan célèbre de "Week-End" (1968). Cette « FIN », ce lieu de la mort d’un art qui est aussi le lieu de la crise d’une société, cette rupture dans l’histoire, nous les rencontrerons de manière privilégiée dans certains films, des origines à nos jours. A cette mort du cinéma, ce cours répond pourtant : les crises terminales ont sans cesse relancé ses renouvellements formels. Le cinéma est soupçonné d’être dépassé, tout en portant les promesses de l’avenir. On peut donc dire du cinéma qu’il n’est vivant que de penser sa mort prochaine, d’autant plus vivant qu’il pense sa mort avec la fièvre de l’agonisant.
Validation : dossier

 

  • Lecture et dramaturgie du texte de théâtre : Shakespeare, dramaturgies de l’amour (2ème année), Anne-Françoise Benhamou

Après avoir examiné l’an dernier le cas des grands amoureux shakespeariens, on se penchera cette année sur le refus de l’amour - thème éminemment shakespearien, qu’on abordera en résonance avec certaines visions critiques contemporaines de la passion amoureuse (psychanalyse, sociologie, philosophie). Le corpus comportera Le Roi Lear et l’essai fondateur lui a consacré Stanley Cavell, « L’Evitement de l’amour », ainsi que La Mégère apprivoisée, et Beaucoup de bruit pour rien.
Jeudi de de 16h à 18h30, Salle Weil, 1ere seance le 23 JANVIER.
Validation : assiduité, dossier ou exposé.

 

  •  Théâtre et médias (2ème année) : la création radiophonique contemporaine, Marion Chénetier-Alev

Après avoir retracé l’histoire des relations entre théâtre et radio en 2018-19, ce séminaire poursuivra la découverte et l’étude des oeuvres radiophoniques contemporaines en s’intéressant plus particulièrement au corpus de quelques grands réalisateurs de la fin du XXe et début du XXIe dont les « écritures sonores » restent très largement méconnues : José Pivin, Georges Godebert, René Farabet, Yann Paranthoën, René Jentet. Quels langages, quelles scénographies radiophoniques ces metteurs en ondes ont-ils inventés ? Comment se situent-ils, au plan terminologique, dramaturgique, esthétique, idéologique par rapport au théâtre, quelle conception de l’écoute et du sonore proposent-ils, et quels outils peut-on mettre en place pour analyser leurs compositions radiophoniques ? Le travail reposera sur l’écoute intensive de ces créations et se fera en partenariat avec l’INA, il incluera une pratique de l’outil numérique Media Scope.
VENDREDI de 10H à 13H, SALLE WEIL. 1ERE SEANCE LE 24 JANVIER 2020.
Validation : Assiduité et analyse ou production d’œuvres radiophoniques.

 

  • La critique en arts du spectacle, supports, enjeux et mutations (2) : Danse,Marion Chénetier-Alev

Faisant suite aux réflexions entamées en 2018-2019 sur la critique dramatique, ce séminaire se situera dans le prolongement des questionnements relatifs aux nouveaux enjeux, supports et formes de la critique mais en plaçant cette fois la focale sur les oeuvres chorégraphiques. Loin de ne s’adresser qu’aux étudiants ayant déjà une pratique de la danse, il interrogera les types de réception d’une pièce chorégraphique, et conséquemment les différents angles critiques qui s’offrent à qui veut rendre compte d’un spectacle de danse. À cet effet seront également présentées quelques notions de base pour lire et analyser un mouvement dansé. Les étudiants seront amenés à produire des textes critiques à partir des spectacles issus de la programmation danse du théâtre de la Bastille, du théâtre de la Cité Internationale, du T2G et de Chaillot.
MERCREDI 9H30-12H30, SALLE WEIL, 1ERE SEANCE LE 22 JANVIER 2020.
Validation : Assiduité et production critique.

 

  • Musique et poésie : le Lied (Schubert et la mythologie), Fériel Kaddour

Œuvres méconnues du répertoire schubertien – à l’exception notable de Ganymède et Prométhée, sur des poèmes de Goethe – les Lieder à thématique mythologique occupent pourtant une position cruciale dans la fabrique du genre. Œuvres de première jeunesse pour la plupart (Orphée, Atys, Memnon – sur des poèmes de Mayrhofer), elles témoignent des hésitations qui furent celles du compositeur, entre récit épique et scène dramatique, formes longues et formes brèves, voix narrative et voix incarnée. L’étude de ce répertoire sera l’occasion d’une réflexion sur la présence de l’Antiquité dans le premier romantisme allemand. Elle sollicitera des approches pluridisciplinaires (histoire littéraire, analyse musicale, etc.). Aucun prérequis n’est nécessaire, si ce n’est un goût prononcé pour ce répertoire musical.
JEUDI, 16H30-19H30, SALLE DE MUSIQUE (46 rue d’Ulm, à gauche dans le hall d’entrée) 4 SEANCES AU S2 + UN WEEK-END DELOCALISE AU MOIS DE MAI 2020 : 3 JOURS COMPLETS D’ATELIER. 1ERE SEANCE : 23 JANVIER. Calendrier des séances et du week-end à consulter sur le site du DHTA à la rentrée.
Validation : travail écrit.

 

  • Introduction à l’histoire de la musique par l’écoute des œuvre, Karol Beffa

Ce séminaire est ouvert aussi bien aux non-spécialistes, donc aux étudiants et élèves de première année, qu’aux spécialistes, plus avancés dans leurs études. La période étudiée va de Bach à nos jours. Il s’agira essentiellement de musique occidentale savante, mais il sera fait ponctuellement référence à des musiques extra-européennes. Il constitue par ailleurs une préparation à l’épreuve de commentaire d’écoute du concours d’entrée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en classes d’érudition (esthétique, culture musicale, analyse, histoire de la musique).
Dates : le Mercredi, 17h-19H. Salle des actes. 1ere seance le 25 septembre.
Validation : participation

 

  •   L’opéra : Musique et dramaturgie, Fériel Kaddour

Œuvre d’art totale ou genre hybride ? Ce séminaire aborde l’opéra sous forme de lectures croisées : dramaturgie et analyse musicale, écriture vocale et construction du personnage, rythme scénique et tempo lyrique, déplacements du théâtre vers la musique et vice-versa, etc. Chaque opéra étudié fait l’objet de quatre séances. Il n’est pas nécessaire de savoir lire une partition pour suivre ce séminaire.
Programme du S2 : Puccini, Tosca ; Berlioz, Les Troyens ; Berg, Wozzeck.
MARDI, 17H - 19H, SALLE DES ACTES. 1 ERE SEANCE S2 : 21 JANVIER.
Validation : travail écrit

 

  • Arts d’Afrique : initiation à quelques questions.Une série d’invitations fédérées par Nadeije Laneyrie-Dagen.

LE MARDI DE 10H à 12H30 EN SALLE WEIL. ATTENTION : 1ERE SEANCE LE 11 FÉVRIER ET NON EN JANVIER.

La première séance du cours sur l’art africain classique, ce semestre 2, aura lieu le mardi 11 février à 10 heures en salle Weil À L’ENS 45 rue d’Ulm. Les séances dureront deux / deux heures trente. Le cours est ouvert , dans une limite numérique convenable, aux étudiants et auditeurs extérieurs à l’ENS (merci d’envoyer un mail : laneyrie-dagen@ens.fr)

Marguerite de Sabran ( Spécialiste des arts d’Afrique et d’Océanie, chercheuse et conseillère pour le marché de l’art) assurera les trois premiers cours, Yaëlle Biro (Docteure, Conservatrice associée pour les arts de l’Afrique au Metropolitan Museum of Art, New York), enseignante invitée à l’Ens, les trois suivants. Les trois derniers cours seront délivrés par Stéphane Martin, Président du Musée du Quai Branly jusqu’à décembre 2019, Maureen Murphy (Maître de conférences à l’université de Paris I) et Philippe Dagen (Professeur à Paris I)

La séance introductive (11 février, M. de Sabran) envisagera les constructions à partir desquelles s’est façonné le « savoir commun » sur l’art africain. Après quoi, les cours seront conçus comme autant de « déconstructions », fondées sur les savoirs et les questionnements actuels. La réflexion se concentrera sur les thématiques du sacré (25 février, M. de Sabran) et de la beauté (3 mars, M. de Sabran). 

Les cours de Y. Biro continueront cette exploration en la centrant sur la pratique de l’exposition. Le 10 mars, Madame Biro réfléchira sur la genèse et le propos d’une exposition qui retrace l’histoire artistique des empires aux marges du Sahara (Sahel, Metropolitan Museum of art, janvier-mai 2020). Les 17 et 24 mars, il s’agira d’examiner, à propos d’un projet à venir, la façon dont on peut concrétiser dans une exposition une réflexion sur les concepts et catégories qui régissent ou ont régi notre vision de l’art africain.

Chacun de ces enseignements commencera par un temps de parole avec les étudiant.es : on se concentrera sur une œuvre, ou un texte, proposé à réflexion en amont. 

Cette partie du cours sera complété par deux sorties (numerus clausus probable 15 personnes) au Pavillon des sessions et dans une maison de vente. Les dates de ces visites – facultatives – restent à préciser. 

Les séances du 31 mars, 21 avril, 28 avril, aborderont l’histoire et les spécificités du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac ouvert en 2006 (S. Martin) ; la question des restitutions des objets prélevés en Afrique, après la publication du rapport Savoy-Sarr et les débats qui ont suivi sa publication (M. Murphy) ; et on réfléchira à propos d’une exposition prévue l’automne prochain au Musée du Quai Branly, à ce qu’on a appelé longtemps « primitivisme » et qui ne saurait plus aujourd’hui définir les liens qui existent entre art « classique » africain et arts d’aujourd’hui.

Le cours se veut donc une initiation à un art non occidental, puisque notre regard, aujourd’hui , ne saurait être borné au seul horizon de cet Occident, avec une orientation à la fois historique, critique, et muséographique – ce dernier angle de vue le recommandant aux élèves et étudiants qui envisagent le métier de conservateur ou commissaire. 

 La validation, dans le cadre du diplôme ou pour un master, s’effectue, outre la présence, par la remise d’un mémoire écrit de cinq à sept pages, sur un sujet choisi par l’étudiant.e et discuté avec les responsables du cours.
Validation : mini-mémoire

 

  • Genèses cinématographiques, Daniel Ferrer (ITEM) et François Thomas (Sorbonne Nouvelle)

Depuis 2004, ce séminaire explore les processus de genèse cinématographique tels qu’on peut les reconstituer à partir des traces écrites (scénarios, contrats, plans de travail, rapports de scripte…), filmées (rushes, copies de travail…), peintes, dessinées, photographiques, sonores ou autres. Il s’agit d’appliquer au film les principes de la critique génétique et d’examiner dans quelle mesure ses méthodes peuvent être transposées ou doivent être renouvelées pour s’appliquer aux matériaux complexes et divers de la création cinématographique. Les interventions d’enseignants confirmés alterneront avec celles de jeunes chercheurs.
LES MERCREDIS, DE 15H A 19H (2H DE PROJECTION SUIVIES DE 2H DE CONFERENCE).
PROGRAMME DETAILLE COMMUNIQUE A LA RENTREE.
Validation à déterminer avec les organisateurs.

 

Stage de recherche ou stage professionnel (En France ou à l’étranger) : 6 ECTS

 

Prendre contact au premier semestre avec francoise.zamour@ens.fr et avec les futurs directeurs (trices) de master.