Cinéma

, par Ingrid Pichon

• Désirs d’Asie (année 4), Antoine de Baecque et Clélia Zernik (ENSBA) - Enseignement comprenant un enseignant du DHTA
S1 et S2 Insécable

Niveau : Ce séminaire, lié à SACRe, est ouvert aux étudiants qui ne sont pas doctorants dans cette formation. Il est susceptible notamment d’être validé par les mastériens du parcours Arts / Théorie et pratique.
6 ECTS ou validation dans le cadre du master A/TP
Validation :
dossier

Séminaire tournant entre trois écoles : ENS/ENSBA/La Fémis.

-mardi 19 novembre, 14h : visite de l’exposition du peintre brésilien-japonais, Oscar Oiwa. Rendez-vous à 14h00 à la maison de la culture du Japon (https://www.mcjp.fr)

-mercredi 27 novembre, 14h : Tomita Katsuya, cinéaste japonais, sera l’invité du séminaire - ENSBA

-mardi 3 décembre, 14h : Olivier Bohler, "Jean-Pierre Melville et l’Asie" - ENS, Salle des résistants (45, rue d’ulm)

8 SEANCES, UN MARDI CHAQUE MOIS D’OCTOBRE A MAI, A 14h. LIEUX ET DATES PRECISES à LA RENTREE.
Contact : antoine.de.baecque@ens.fr

Depuis quelques décennies, le voyage en Asie prend la tournure d’un nouveau « Grand Tour » : le parcours en Asie, centré sur les mégalopoles de Tokyo, Hong Kong, Singapour, Séoul ou Shanghai, constitue un voyage initiatique, un nouveau territoire pour la connaissance et l’imaginaire. Intellectuels et artistes font ainsi constamment l’épreuve de ce déplacement, rejoignant ces terres éloignées, traditionnellement associées à la figure symbolique des « antipodes », de l’envers du monde. L’enjeu du séminaire ne sera pas tant d’approfondir nos connaissances de la culture asiatique, mais plutôt de comprendre l’origine de ce désir d’Asie ; non pas tenter de définir ce que l’Asie « est », mais bien plutôt ce que l’Asie « fait » aux intellectuels, aux artistes et aux cinéastes. Nous voudrions comprendre ce que le séjour en Asie opère comme déplacement, aussi bien dans la pensée que dans l’art cinématographique.

1ERE SEANCE : le mardi 8 octobre 2019 de 14h00 à 16h00 en amphithéâtre du Mûrier à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts : 14 rue Bonaparte, 75006.

Clélia Zernik y présentera un « nouveau bestiaire japonais » : « Sans être une particularité ni du Japon, ni de notre époque, les animaux présents dans l’art contemporain japonais disent quelque chose d’un contexte socio-culturel précis. Des Rats-Pikachu, aux chauves-souris aveugles, en passant par des chats olympiques et des fourmis subversives, le nouveau bestiaire japonais se construit au croisement des arts populaires et de la tradition picturale, mêlant critique sociétale, questionnements sur le futur et enjeux environnementaux. »

Pour rappel, le séminaire « Désirs d’Asie » regroupe (et circule dans) trois institutions membres de l’Ecole doctorale SACRe et de PSL - l’ENS, l’ENSBA et La Fémis. Il proposera huit séances de deux heures, centrées autour d’invitations faites à des théoriciens, des artistes et des cinéastes.
Depuis quelques décennies, le voyage en Asie prend la tournure d’un nouveau « Grand Tour ». Après le voyage en Italie, le Tour des jeunes aristocrates européens par la France aux XVIIIe et XIXe siècles, puis le road trip dans les espaces illimités des Etats-Unis, le parcours en Asie, centré sur les mégalopoles de Tokyo, Hong Kong, Singapour, Séoul ou Shanghai, constitue un nouveau voyage initiatique, un nouveau territoire pour la connaissance et l’imaginaire. Intellectuels et artistes font ainsi constamment l’épreuve de ce déplacement, rejoignant ces terres éloignées, traditionnellement associées à la figure symbolique des « antipodes », de l’envers du monde.
L’enjeu du séminaire ne sera pas tant d’approfondir nos connaissances de la culture asiatique – les contours en seraient trop vastes et l’enjeu mal défini – mais bien plutôt de comprendre l’origine de ce désir d’Asie ; non pas tenter de définir ce que l’Asie « est », mais bien plutôt ce que l’Asie « fait » aux intellectuels (avec les figures paradigmatiques de Paul Claudel et de Roland Barthes, et celle moins connue mais passionnante de Maurice Pinguet), aux artistes (depuis les impressionnistes, Henri Michaud et plus proche de nous Jean-Luc Vilmouth) et aux cinéastes (Chris Marker, Wim Wenders, Olivier Assayas,…
Antoine de Baecque (ENS)
Clélia Zernik (ENSBA)

 • La Critique. Séminaire de l’Institut d’Etudes Critique, Antoine de Baecque (ENS), Marc Cerisuelo (Paris Est), Hervé Joubert-Laurencin (Paris Nanterre), Cécile Sorin (Paris 8) - Enseignement comprenant un enseignant du DHTA.
S1 et S2 insécable.
Niveau  :
Master
6 ECTS
Validation
 : devoir écrit.
8 SEANCES, UN MERCREDI PAR MOIS, 18H-20H, INHA, DATE ET PROGRAMME A LA RENTREE.
Contact : antoine.de.baecque@ens.fr

1ERE SEANCE : mercredi 16 octobre 2019 de 19h à 21h à l’INHA salle Fabri de Peiresc (6 rue des Petits Champs, 75002 Paris, M° Bourse ou Pyramides).

Bernard Bastide viendra présenter son livre "François Truffaut, Chroniques d’Arts-Spectacles 1954-1958" (Gallimard, 2019). Au plaisir de vous retrouver nombreux et nombreuses, Stefano pour l’IDEC (Institut D’Etudes Critiques).

En janvier 1954, le jeune Truffaut publie dans les "Cahiers du cinéma" son texte fameux "Une certaine tendance du cinéma français", un violent pamphlet contre "la tradition de qualité française". Cet article au fort retentissement lui ouvre les portes d’Arts-Spectacles, hebdomadaire culturel dans lequel il va publier plus de 500 articles en 5 ans. Il apprend le métier, forge un style, et inaugure une critique directe et sans concession, inédite dans la presse de l’époque : "Pour la première fois, comprend-il, au lieu de dire : "C’est bon ! C’est mauvais !" j’ai commencé à essayer d’imaginer comment ça aurait pu être bon ou pourquoi c’était mauvais." Truffaut cultive et décline dans cette tribune influente ses goûts et ses dégoûts. Quand il réunira ses textes critiques, une quinzaine d’années plus tard dans "Les Films de ma vie", il "oubliera" la plupart de ses critiques d’Arts, que l’on peut donc redécouvrir aujourd’hui dans cette anthologie.
Bernard Bastide

https://www.facebook.com/events/741101753008071/


Les prochaines dates du séminaire (plus d’informations à venir) :
- 20 novembre à 17h, salle Peiresc
- 18 décembre à 18h, salle Mariette

Ce séminaire interdisciplinaire s’interroge sur les divers modes de l’écriture et de l’intervention critique, en France et à l’étranger. A travers l’étude de certaines personnalités, certaines revues ou journaux, certains courants, on verra comment peut s’opérer de manière singulière et précise la transmission d’une expérience de la vision et de l’écriture critiques.

 

 

• Machine Vision II : fictions, temporalités, spéculations, Ada Ackerman (CNRS/THALIM), Alice Leroy (Université Paris-Est-Marne La Vallée), Antonio Somaini (Paris 3/LIRA)
S1-S2 (insécable)
Niveau : Master 2 et doctorants

6 ECTS
Validation : dossier écrit en fin de semestre.
Contact : aliceleroydumas@gmail.com

UN JEUDI PAR MOIS DE 20H à 22H au BAL.

Le cycle de conférences et projections instauré en partenariat avec Le BAL depuis 2015 se poursuit cette année, avec un programme conçu dans le prolongement du séminaire Machine Vision I. On s’intéressera à l’appropriation par des artistes, souvent sur le mode du détournement, d’images dont les conditions d’existence et de circulation dépendent de facteurs machiniques et d’évolutions technologiques, au point que le regard humain puisse en être parfois, voire souvent, exclu, avec de nombreuses incidences politiques, sociales, économiques, anthropologiques. Le séminaire de cette année se concentrera sur le rôle et la place que peut occuper la Machine Vision dans les fictions prospectives qu’elle contribue à informer, sur l’entrelacs entre intelligence artificielle et récits prédictifs. Chaque séance sera composée d’interventions d’artistes et/ou de théoriciens du cinéma et des images, ainsi que de projections d’œuvres.