Ateliers cinéma 2019-2020

, par Ingrid Pichon

• Atelier d’écriture de scénario, Elise Girard
S2
6 ects

Atelier limité à 15 participants (inscription par mail auprès de francoise.zamour@ens.fr)
Niveau  : Tous niveaux
Validation : travail écrit

Le Mercredi de 18h à 20h :

Mercredi 22 Janvier , salle U205 (29, rue d’Ulm, 2ème étage)
Mercredi 29 Janvier , salle U205 (29, rue d’Ulm, 2ème étage)
Mercredi 5 février, salles lettres 1 et 2 (2ème étage, escalier B)
Mercredi 12 février, salle Weil (RDC)
Mercredi 26 février, salle Weil (RDC)
Mercredi 4 Mars, Weil (RDC)
Mercredi 11 Mars, Weil (RDC)
Mercredi 18 Mars , salle CAVAILLES (1er étage, couloir AB)
Mercredi 25 Mars , salle CAVAILLES (1er étage, couloir AB)
Mercredi 1 Avril , salle CAVAILLES (1er étage, couloir AB)
Mercredi 22 Avril , salle Weil (RDC)
Mercredi 29 Avril , salle Weil (RDC)

L’atelier propose d’explorer l’écriture scénaristique à travers une pratique assidue, et repose sur les travaux réguliers des participants et leur goût de l’écriture. Il interrogera quelques grands principes dramaturgiques, ainsi que différentes techniques et règles de l’écriture scénaristique, et abordera les enjeux de la construction dramatique aussi bien que ceux de l’invention d’un dialogue ; il s’efforcera d’amener les participants à questionner leur rapport au cinéma, leur sensibilité et leurs envies de fiction, et à développer une pratique d’écriture toute personnelle. Il s’agira dans un premier temps d’écrire des scènes à partir de thèmes donnés d’une semaine sur l’autre, et, dans un second temps, de développer des projets personnels qui pourront prendre la forme de scénarios de courts métrages, ou de traitements de longs métrages.

 

  • Atelier de recherche-création, Assia Piqueras, réalisatrice

Il s’agira, à partir du visionnement de quelques films, de réaliser un court métrage sur une œuvre ou un artiste. L’atelier réfléchira à la manière dont le documentaire sur l’art, absorbé par l’œuvre d’un artiste ou par l’artiste lui-même, peut aussi distraire son regard pour mieux se rendre attentif à ce qui fomente, prolonge, contredit, déborde, fait dériver l’acte ou l’objet de la création. L’atelier permettrait d’expérimenter des situations filmiques et des choix esthétiques différents, de l’ordre du collage ou du décollement, du soulignement ou de l’effacement, de la patience ou du trait.

Vendredi 31 janvier, 14h-18h : salle des Actes
Lundi 3 février, 14h - 18h : salle W
Samedi 29 février, 9h - 19h : salle Weil
Vendredi 13 mars, 13h - 19h : salle Weil
Vendredi 20 mars, 14h - 18h : salle Lettres 1
Vendredi 10 avril, 13h -19h : salle Weil

 

Atelier hors les murs :

 

• Atelier ciné-club : « Permanence Cinéma », Antoine de Baecque et Adèle Yon (SACRe, ED 540)
S1- S2
Niveau : tous niveaux
1,5 ECTS
par semestre, sous condition du suivi du cours (voir supra, enseignements cinéma)
Validation : dossier critique sur un des films projetés. Entrée gratuite pour les élèves et étudiants inscrits et qui valident

6 séances environ sur l’année, au cinéma « Le Luminor Hôtel-de-Ville », anciennement « Le Nouveau Latina » 20 rue du Temple – 75004 Paris.

L’année 2019-2020 sera rythmée par six événements variés et thématiques, autour de films cultes ou de films rares, dont la projection sera agrémentée de discussions, de concerts, d’expositions ou de performances qui viendront prolonger le spectacle au-delà de la séance. Se rendre au cinéma, c’est faire le choix d’un moment unique et collectif : nous souhaitons travailler à en maintenir l’expérience.

Comme les années précédentes, les évènements auront lieu au Luminor Hôtel de Ville au 20, rue du Temple dans le 4ème arrondissement à Paris. Ils se dérouleront désormais le jeudi soir, aux dates suivantes :

Le 7 novembre  :

LATERNA MAGICA

Projection du film Le Visage, de Ingmar BERGMAN (1958)
Suivie de ses attractions : hypnose collective et spectacle de lanterne magique : Le jeudi 7 novembre à 20h Au Luminor Hôtel de Ville, 20, rue du Temple - 75004 Paris

LE FILM
1846 : la troupe du docteur Vogler, magnétiseur mesmérien et prestidigitateur, arrive dans une petite ville de Suède. À peine arrivés, Tubal, le bonimenteur, la grand-mère du docteur Vogler, une sorcière de deux-cents ans spécialisée dans les filtres d’amour, M. Aman, l’assistant, Simson, l’écuyer, et Albert Emmanuel Vogler en personne sont arrêtés par un groupe de bourgeois et hommes de pouvoir. Désireux de révéler au grand jour leur charlatanisme, ceux-ci les contraignent à faire démonstration de leurs pratiques magiques. Des cuisines jusqu’au grenier, la demeure baroque du consul local se transforme en théâtre d’une véritable lutte des classes, dans laquelle se joue l’hégémonie de la rationalité moderne. 

Réalisé entre Le Septième Sceau (1957) et La Source (1958), Le Visage se donne comme une variation sur le thème de la croyance. Ressort premier des spectacles populaires d’hypnose et de prestidigitation, elle représente à l’inverse une source de terreur pour une classe dominante incapable de la vaincre par l’autorité et par la science. Dans la société suédoise du XIXème siècle, savoirs magique et scientifique se complètent et s’opposent : Le Visage nous donne à voir un monde dans lequel la superstition n’est que le revers de la modernité technique, alors que naissent la lanterne magique puis le cinéma. 

ATTRACTIONS 

La seconde partie de la séance aura lieu dans le salon, au premier étage du cinéma.
Alessandra RONETTI (Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne / ENS de Pise), spécialiste des pratiques visuelles du XIXème siècle liant psychologie et spectaculaire, nous entretiendra des liens de la lanterne magique puis du cinéma avec les sciences du psychisme. Ce sera l’occasion de revenir sur l’histoire mixte du magnétisme et de l’hypnose, entre pratiques thérapeutiques et pratiques spectaculaires.
Bénédicte LOMBART, cadre de santé, docteure en philosophie pratique et formatrice en hypnose thérapeutique, nous présentera l’hypnose et son utilisation en milieu médical. Elle fera la démonstration des possibilités de l’hypnose et répondra aux questions sur cet état de conscience mystérieux, ses techniques de mise en place et ses propriétés thérapeutiques.
Anne GOURDET-MARÈS, responsable de la collection des appareils cinématographiques de la fondation Jérôme Seydoux-Pathé et spécialiste de l’histoire des appareils et de la pellicule, nous présentera un spectacle de lanterne magique. Au fil des plaques de verre d’époque glissées dans sa lanterne magique bi-unial, Anne Gourdet-Marès nous transportera à la rencontre des astronomes du XVIème siècle et de leurs étoiles. 
Accompagnement musical à la guitare : Baptiste BONNOT

Prochaines séances :

- Le 21 novembre

- Le 19 décembre 

- Le 30 janvier

- Le 27 février 

- Le 23 avril

 

LE 21 NOVEMBRE

Le chanteur et dessinateur Daniel Johnston sera à l’honneur avec la projection du documentaire The Devil and Daniel Johnston. La projection sera suivie d’un concert : Kim Giani, qui l’accompagna sur sa dernière tournée française et a sorti cet été un album de reprises de l’artiste, interprétera des reprises de Daniel Johnston. L’occasion de rendre hommage à cet artiste singulier disparu le 11 septembre dernier, dont l’influence aura été considérable pour les générations postérieures.

 

LE 19 DÉCEMBRE

"Paris is voguing"

projection du documentaire "Paris is voguing", de Gabrielle Culand (2016), suivie d’une rencontre avec Lasseindra Ninja et Nikki Mizrahi, pionnières de la scène de voguing parisienne.

Le JEUDI 19 DÉCEMBRE à 20h au Luminor Hotel de Ville : 20 rue du Temple, 75004

26 ans après la sortie de "Paris is burning" (1990) de Jennie Livingston, documentaire mythique sur la ballroom culture, "Paris is voguing" (2016) de Gabrielle Culand met en scène la communauté parisienne de voguing, une danse créée dans les années 70 au sein de la communauté gay d’Harlem. Le film porte une attention toute particulière aux deux pionnières de la ballroom parisienne : la Legend Mother Lasseindra Ninja ainsi que la Mother Nikki Mizrahi, qui se sont données comme objectif de transmettre chacune à leur manière aux jeunes des banlieues françaises cette culture homosexuelle très codifiée. Avec rigueur et patience, elles apprennent à leurs Children à danser, à être élégants, mais aussi à être fiers de leur genre et de leur couleur de peau.
Ces deux figures exceptionnelles du voguing français nous ferons le plaisir de venir discuter, à la suite de la projection, des enjeux liés à cette pratique et de leur vécu en tant que personnages de documentaire.
La discussion aura lieu dans le salon, au premier étage du cinéma.

Plus d’informations : https://www.facebook.com/events/550261358886732/
Réservations à partir du 12/12 sur le site du Luminor Hôtel de Ville : https://www.luminor-hoteldeville.com

JEUDI 30 JANVIER à 20H :

Permanence Cinéma et Ji bo Rojava présentent les films produits et réalisés par Komîna fîlm a Rojava (Commune du film du Rojava) suivis d’un buffet kurde dans le salon du cinéma.

Les œuvres cinématographiques de la Komîna fîlm a Rojava sont à la fois vecteurs et témoins des transformations sociales et de la résistance du Rojava, région autonome du Kurdistan syrien. Komîna Fîlm A Rojava est la première Commune du Film à naître en 2015, et travaille depuis dans les villes de Qamishlo et Sêrêkaniyê. Sur son modèle, voient le jour Komîna Fîlm A Efrîn (2016) puis Komîna Fîlm A Rojava-Kobanê (2018). Enfin, depuis 2016, Komîna Fîlm A Rojava organise un festival annuel qui a prit une dimension internationale il y a deux ans, désormais connu sous le nom de Festival international du film du Rojava (https://www.facebook.com/rojavafilmfest/).
Malgré la guerre, ses membres n’ont jamais cessé de travailler, de tourner des films et de maintenir leur projet artistique.

Tant qu’ils réaliseront, nous projetterons !

Le programme :
1 . Film de présentation Komîna Fîlm a Rojava, 2019 (sous-titré anglais, 3min).
 2 . Çîroka Bajarên Wêrankirî [Histoires des villes detruites] Şêro Hindê, 2018 (kurmancî, sous-titré anglais, 77min)
 3 . Nigaş [Rêverie], Denîs Derwîş, 2017 (sans parole, 6m30)

La soirée est co-organisée avec le comité Ji bo Rojava, mouvement international de soutien au Rojava par le biais du cinéma et partenaire à Paris du collectif de Soutien au Rojava. Des membres de ces collectifs seront présents à l’issue du film pour prolonger la discussion.

La projection sera suivie par un buffet kurde à l’étage du cinéma, proposé par le restaurant Zozan (82 rue Joseph de Maistre, 75018).

Lien Facebook de l’évènement : https://www.facebook.com/events/1082242958788782/

 

TARIFS

Adhérents* : 6 euros
Adhérents tarif réduit* : 5 euros
Tarif normal : 9,5 euros
Tarif réduit : 7,5 euros

*L’adhésion pourra être effectuée lors de la séance
Tarif normal : 20 euros pour l’année
Tarif réduit (étudiants, demandeurs d’emploi, intermittents du spectacle) : 10 euros pour l’année

Contact : adeleyon@gmail.com