Arts d’Afrique : initiation à quelques questions, Une série d’invitations fédérées par Nadeije Laneyrie-Dagen

, par Ingrid Pichon

LE MARDI DE 10H à 12H30 EN SALLE WEIL (sauf le 25 FEVRIER : SALLE DES ACTES). ATTENTION : 1ERE SEANCE LE 11 FÉVRIER ET NON EN JANVIER.

La première séance du cours sur l’art africain classique, ce semestre 2, aura lieu le mardi 11 février à 10 heures en salle Weil À L’ENS 45 rue d’Ulm. Les séances dureront deux / deux heures trente. Le cours est ouvert , dans une limite numérique convenable, aux étudiants et auditeurs extérieurs à l’ENS (merci d’envoyer un mail : laneyrie-dagen@ens.fr)

Marguerite de Sabran ( Spécialiste des arts d’Afrique et d’Océanie, chercheuse et conseillère pour le marché de l’art) assurera les trois premiers cours, Yaëlle Biro (Docteure, Conservatrice associée pour les arts de l’Afrique au Metropolitan Museum of Art, New York), enseignante invitée à l’Ens, les trois suivants. Les trois derniers cours seront délivrés par Stéphane Martin, Président du Musée du Quai Branly jusqu’à décembre 2019, Maureen Murphy (Maître de conférences à l’université de Paris I) et Philippe Dagen (Professeur à Paris I)

La séance introductive (11 février, M. de Sabran) envisagera les constructions à partir desquelles s’est façonné le « savoir commun » sur l’art africain. Après quoi, les cours seront conçus comme autant de « déconstructions », fondées sur les savoirs et les questionnements actuels. La réflexion se concentrera sur les thématiques du sacré (25 février, M. de Sabran) et de la beauté (3 mars, M. de Sabran). 

Les cours de Y. Biro continueront cette exploration en la centrant sur la pratique de l’exposition. Le 10 mars, Madame Biro réfléchira sur la genèse et le propos d’une exposition qui retrace l’histoire artistique des empires aux marges du Sahara (Sahel, Metropolitan Museum of art, janvier-mai 2020). Les 17 et 24 mars, il s’agira d’examiner, à propos d’un projet à venir, la façon dont on peut concrétiser dans une exposition une réflexion sur les concepts et catégories qui régissent ou ont régi notre vision de l’art africain.

Chacun de ces enseignements commencera par un temps de parole avec les étudiant.es : on se concentrera sur une œuvre, ou un texte, proposé à réflexion en amont. 

Cette partie du cours sera complété par deux sorties (numerus clausus probable 15 personnes) au Pavillon des sessions et dans une maison de vente. Les dates de ces visites – facultatives – restent à préciser. 

Les séances du 31 mars, 21 avril, 28 avril, aborderont l’histoire et les spécificités du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac ouvert en 2006 (S. Martin) ; la question des restitutions des objets prélevés en Afrique, après la publication du rapport Savoy-Sarr et les débats qui ont suivi sa publication (M. Murphy) ; et on réfléchira à propos d’une exposition prévue l’automne prochain au Musée du Quai Branly, à ce qu’on a appelé longtemps « primitivisme » et qui ne saurait plus aujourd’hui définir les liens qui existent entre art « classique » africain et arts d’aujourd’hui.

Le cours se veut donc une initiation à un art non occidental, puisque notre regard, aujourd’hui , ne saurait être borné au seul horizon de cet Occident, avec une orientation à la fois historique, critique, et muséographique – ce dernier angle de vue le recommandant aux élèves et étudiants qui envisagent le métier de conservateur ou commissaire. 

 La validation, dans le cadre du diplôme ou pour un master, s’effectue, outre la présence, par la remise d’un mémoire écrit de cinq à sept pages, sur un sujet choisi par l’étudiant.e et discuté avec les responsables du cours.